30 Octobre 2012
Le Jardin Planétaire, 2000
Commissaire d’exposition : Gilles Clément
Directeur de Projet : Yolande Bacot
Documentaliste : Catherine Mariette
Scénographie : Raymond Sarti
Assistant : Jean Claude Fonkenel
Graphisme : Patrick Hoarau
Lumière : Marie Christine Soma
Design sonore : Knud Viktor
Direction Technique Adjointe : Laurent Maintignon
Dispositifs Muséographiques : Paul Viala
Conception et suivi de réalisation du Jardin : Atelier Acanthe : Gilles Clément/ Christophe Ponceau/ Guillaume Geoffroy-Dechaumes.
Construction : Les ateliers de la grande Halle, l’Atelier Jipanco, l’Atelier RM production, l’Atelier le 4eme mur, etc...
Lieu : Grande halle de la Villette. Paris
Président : Bernard Latarjet.
Oeuvre végétale et exposition promenade sur 4500 m2, retraçant l’histoire culturelle de la nature, et l’histoire naturelle de la nature, véritable manifeste d’une pensée écologique contemporaine. Budget : 3 M€ Ht.
Notes scénographiques....
...Il m’aura fallut deux ans de préparation pour cette scénographie, pour mettre au jour cette exposition promenade avec mon équipe. Pendant que d’autres équipes menaient également un travail de recherches, de documentations, de paysage, de botanique, et de commissariat, en parallèle, en écho comme un véritable échangeCe fût une vraie "folie" Poétique et Politique, nous inventions un jardin, un monde, proposions une vision à nos contemporainsAu delà, de la prouesse de ce projet, c’est un Engagement auquel m’a convié Gilles Clément, celui de faire saisir l’urgence d’une prise de conscience du "jardin planétaire" : notre planète. Nous nous étions donné cette tache là...Le public ne s’est pas trompé, près de 450 000 spectateurs durant trois mois, se sont promenés, ont médité dans les allées de ce jardin extraordinaire.De toutes les aventures partagées à ce jour, ce fût pour moi l’une des plus importantes du point de vue philosophique, car "mettre en espace", des mots, des concepts d’une pensée écologique, est une tâche délicate...qui nécessite attention, plaisir, envie, délicatesse, même approche que pour un texte de théâtre... Mais au delà de tout ceci, ce fût pour moi la preuve que dès lors où l’on prend en compte l’espace, mieux ; le Lieu, et donc la circulation, l’inscription des corps de ceux qui vont s’y mouvoir, les spectateurs, de ce qui est dit, le contenu, de ce qui est choisi de montrer, ou de ne pas montrer, alors une véritable expérience sensible peut avoir lieu, celle du lien du corps et de l’esprit, et d’autres images, d’autres pensées peuvent alors émerger en chacun... C’est une histoire "entre et entre", une relation... (Cf Définition du "Mot scénographie" en page Actualités) ...Une histoire de dramaturgie, où tout fait Sens, tout fait Forme.Ici, aussi, comme dans chacun de mes "projets scénographiques", je ne pourrais jamais assez remercier mes proches, et moins proches collaborateurs, ainsi que les producteurs qui m’ont accordé leur entière confiance durant des mois. Car si la démarche demeure souvent solitaire, il n’en exclu pas pour autant un travail d’équipe. L’équipe était au rendez vous, concentrée... Merci à mes assistant(e)s, et à Marie Christine Soma pour ces très belles Lumières changeantes, Knud Viktor pour la Composition sonore d’une incroyable palette, véritable peintre sonore, Patrick Hoarau pour le Graphisme délicat, l’écriture et la composition toujours juste, et tous ceux non cités, qui par leur nombre important m’ont apporté leur savoir faire, et leur confiance.Merci.
Raymond Sarti
il y a une réelle poésie qui se dégage de ces espaces d'exposition. La lumière module avec douceur l'espace et invite le visiteur à déambuler en toute sérénité.
Grâce aux jeux subtiles de mise en lumière, le végétal est mis en valeur, presque personnifié, ce qui donne corps au message de l'exposition (principe d'un jardin planétaire).